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Les méthodes alternatives


Ce sont des méthodes naturelles qui permettent de réguler les naissances sans médicaments ni dispositifs locaux (préservatif, diaphragme…).

 

Elles sont principalement basées sur l’observation des cycles en identifiant la période de l’ovulation afin d’éviter d’avoir des rapports sexuels fécondants à ce moment-là.

 

Les spermatozoïdes pouvant vivre plusieurs jours dans l’appareil génital de la femme, il est conseillé l’abstinence (ou les rapports protégés) sur toute la première partie du cycle (du premier jour des règles jusqu’au troisième jour après l’ovulation). L’ovule ne vit, quant à lui, que 24h.

 

Ces différentes méthodes sont décrites ci-dessous.

 

 

1.  La méthode Billings : 

 

C’est l’observation de la glaire cervicale avec ses doigts pour déterminer les différentes phases du cycle. Dans la période la plus fertile ; la glaire cervicale devient humide, transparente, filante et élastique. En dehors de cette période, elle est épaisse et collante.

Pour pratiquer cette méthode, il est conseillé au couple de suivre une formation à la méthode (sur 3 cycles), d’autant plus que la glaire peut être modifiée par des phénomènes divers (infections vaginales, sperme, désir sexuel…)

 

 

2.  La méthode d’autopalpation :

 

Elle consiste à l’autoexamen du col de l’utérus qui se ramollit et s’entrouvre dans la période de l’ovulation.

 

 

3.  La méthode des températures :

 

Elle permet de repérer là aussi la période d’ovulation en fonction de la température du corps. Il faut prendre sa température tous les matins à la même heure, avant de se lever tout au long du cycle. La température s’élève de 0.2 à 0.4° au moment de l’ovulation.

 

 

4.  La méthode symptothermique :


C’est la combinaison d’au moins 2 techniques précédemment décrites.  L’abstinence commence lorsque la première technique donne le premier le premier jour de la période fertile (ex : glaire) et se termine lorsqu’une seconde technique identifie le dernier jour de la phase fertile (ex : courbe de températures, auto examen du col). On peut y associer des indices mineurs de fertilité perçus par certaines femmes : douleur à l’ovulation, leucorrhées rosées, vulve légèrement gonflée au moment de l’ovulation, picotements ou tensions des seins à l’ovulation, lourdeur de ceux-ci en fin de cycle, sensation de gonflement général en fin de cycle, voir dès l’ovulation, changement d’humeur, de libido.

 

 

5.  La méthode OGINO :


Inventée au Japon en 1928, cette méthode se base sur la recherche de l’ovulation durant une année ;  elle est issue d’un calcul de la période fertile en fonction de la durée des cycles («premier jour » = nb de j du cycle le plus court – 18 ; « dernier jour » = nb de jour du cycle le plus long – 10). La période d’abstinence correspond à l’écart obtenu entre le « premier jour » et le « dernier jour ». Malgré l’observation d’abstinence sur cette période, cette méthode est sans doute l’une des moins efficaces.

 

 

6.  La méthode des jours fixes  (MJF) : 


Elle concerne les femmes ayant des cycles réguliers entre 26 et 32 jours et consiste à éviter les rapports non protégés ou respecter l’abstinence du 8ème au 19ème jour du cycle. Un collier de cycle a été conçu pour aider les femmes à utiliser cette méthode.

 

 

7.  Les tests ovulatoires :
 



Après trempage de bandelette dans les urines matinales, un révélateur définit en fonction du taux du certaines hormones s’il y a ovulation ou non.

 

 

8.  Le retrait ou coït interrompu :

 


C’est le retrait de la verge hors du vagin (et éloigné de l’entrée du vagin) avant l’éjaculation. Cette méthode exige une grande connaissance de soi, une grande motivation. Elle connait un fort taux d’échec (22%) notamment par la présence de spermatozoïde dans le liquide pré-séminal.

 

 

9.  La méthode de l’aménorrhée lactationnelle (MAMA) :


Elle repose sur :


·         L’allaitement exclusif,

·         Le rythme des tétées : avec minimum de 6 tétées par jour espacées de 4h  maximum le jour et 6h la nuit, entre 2 tétées.

·         L’absence de saignements même minimes

 

Elle est efficace à 98% jusqu’au 6 mois de l’enfant si tous les critères sont satisfaits.