Vitamines, oligoéléments


La vitamine D

Dernière mise à jour : 02/02/2007

1. Situations favorisant le déficit en vitamine D


  • L’absence d’apport de vitamine D pendant la grossesse, notamment si celle-ci a lieu dans des saisons peu ensoleillées, peut entraîner une carence nuisible au métabolisme calcique du bébé à naître.
    Un apport unique de vitamine D est recommandé au 3e trimestre de grossesse (une ampoule de 80 000 à 100 000 UI).
  • L’hiver, les ciels nuageux ; la pollution de l’air ; les styles de vie et les traditions qui réduisent le temps passé à l’extérieur ou augmentent les surfaces masquées par les vêtements et toutes les situations réduisant l’exposition solaire. Les effets de l’exposition solaire sur la synthèse de vitamine D sont aussi diminués en cas de peau noire ou d’utilisation d’écran solaire protecteur.
    Ceci ne signifie pas que l’exposition du nourrisson au soleil est souhaitable. Au contraire : des données épidémiologiques suggèrent actuellement que l’âge de la première exposition directe au soleil est plus important que l’exposition totale au cours de la vie pour le risque de cancer cutané. Par conséquent, il est recommandé que les nourrissons de moins de 6 mois soient maintenus hors de l’exposition directe au soleil et que les activités de ces enfants soient celles qui réduisent l’exposition solaire. Des vêtements protecteurs et des écrans solaires devraient être utilisés. Une supplémentation en vitamine D sera systématiquement nécessaire.
  • Il faut augmenter la dose de vitamine D chez les prématurés (1000 à 1200 UI/j).


2. En cas d'allaitement


  • Le lait humain a une concentration de vitamine D faible (40 à 60 UI/l).
  • Les enfants qui reçoivent un allaitement maternel mais qui n’ont pas de supplément en vitamine D ni d’exposition suffisante au soleil présentent un risque accru de déficit en vitamine D et de rachitisme.
  • Il est donc prudent de recommander que tous les enfants allaités reçoivent un supplément de vitamine D. Cette supplémentation devrait commencer au cours des deux premiers mois de la vie. Pendant la première année, un apport journalier est préférable à un apport trimestriel de fortes doses.


3. En cas d'usage de laits artificiels


  • La supplémentation en vitamine D des laits infantiles apporte 400 à 600 unités/l de lait (circulaire de septembre 1992).
  • Cependant les apports de vitamine D par ce type de lait et les laitages-bébé ne sont pas suffisants : un apport supplémentaire, sous forme de gouttes ou d'ampoules, s'avère nécessaire. Pendant la première année, un apport journalier est préférable à un apport trimestriel de fortes doses

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