Modes de vie


Enfant et altitude

Dernière mise à jour : 04/02/2007

L’altitude expose à plusieurs types de dangers comme l’hypoxie (diminution de l’oxygène du sang à mesure que l’on monte en altitude), mais aussi le froid (surtout pour le nourrisson immobile), le soleil (dangereux pour la peau et les yeux) et la déshydratation (air très sec), les conditions météorologiques restent souvent changeantes malgré les prévisions, et enfin l’éloignement relatif des structures médicales et des structures d’urgence qui sont en général localisées en plaine.


Après 2 ans


  • L’enfant a une réaction respiratoire comparable à l’adulte. Par contre, et jusqu’à l’âge de 12 ans, il est plus sensible au « mal aigu des montagnes » : Il s'agit d'une maladie bien connue chez l’adulte et liée au manque d’oxygène en altitude. Chez lui le premier signe est le mal de tête, mais chez l’enfant on retrouve le plus souvent une somnolence, une lassitude, des nausées, une insomnie. Dans ce cas, il faut immédiatement descendre vers la plaine jusqu’à ce que l’enfant retrouve un état normal, voire consulter un médecin si les signes persistent.
  • Enfin, les processus inflammatoires tels que les infections respiratoires virales augmentent le risque d’œdème pulmonaire en altitude.


Chez le nouveau-né et nourrisson >>>


En pratique


  • L’altitude (au-delà de 2500 m environ) est un milieu hostile, les risques y sont multiples : l’hypoxie, le froid, le soleil, les conditions météorologiques imprévisibles et l’éloignement des structures médicales et d’urgences.
  • Si l’enfant est malade, il faut éviter de monter en altitude, tout spécialement en cas d’affections oculaires (rétine), respiratoires, ou des voies aériennes supérieures (bronchiolite, bronchite, rhinite, etc.).
  • Par mesure de sécurité, un enfant de 2 à 10 ans ne doit pas dormir au-delà de 3000 m (conférence de consensus). Dans tous les cas, et si l’enfant est en bonne santé, il faut monter en altitude très progressivement, en observant l’enfant :
    • S’il présente des difficultés respiratoires ou s’il cyanose, il faut redescendre immédiatement.
    • Il faut veiller à protéger ses yeux et sa peau du soleil et à ce qu’il n’ait pas froid (attention aux extrémités).
    • Il faut l’alimenter et l’hydrater suffisament.
    • L’ascension progressive au-delà de 2500 m recommandée est la suivante : 300 m par jour plus un jour de repos tous les 1000 m.


Et les voyages en avion ?


  • Dans une étude, chez 43 garçons de 6 mois à 14 ans en bonne santé, des chercheurs n’ont noté aucune complication (malgré une diminution significative de l’oxygène dans le sang). Il y en aurait probablement eu, selon les auteurs, chez des enfants anémiés ou présentant une maladie cardio-pulmonaire.
  • En pratique, un enfant de plus de 6 mois peut voyager dans ces conditions, demandez à votre médecin au moindre doute.


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