Son environnement


Bébé et altitude

Dernière mise à jour : 08/02/2007

L’altitude expose à plusieurs types de dangers comme l’hypoxie, mais aussi le froid (surtout pour le nourrisson immobile), le soleil (dangereux pour la peau et les yeux) et la déshydratation (air très sec). Attention, les conditions météorologiques restent souvent changeantes malgré les prévisions.
Enfin l’éloignement relatif des structures médicales et des structures d’urgence qui sont en général localisées en plaine retarde une éventuelle prise en charge médicale.

Chez le nouveau-né et nourrisson de moins de 18 mois



  • Il existe peu d’études mais elles incitent à la méfiance.
  • L’adulte compense l’hypoxie. par une respiration plus rapide et permanente, à partir d’une altitude variable selon l’état de santé des sujets et l’altitude à laquelle ils séjournent habituellement, mais en général à partir de 2 500 m. Mais ce n’est pas le cas chez le nouveau-né et le prématuré.
    Le nouveau-né en situation d’hypoxie commence par augmenter sa respiration, mais la diminue ensuite, ce qui aggrave le déficit en oxygène dans le sang qui prend alors une couleur bleutée (cyanose) visible au niveau des lèvres et des doigts : l’enfant ne doit pas rester dans cette situation et il faut donc immédiatement redescendre vers la plaine pour qu’il retrouve son état normal. En conditions expérimentales de haute altitude, les nouveau-nés présentent trois fois plus d’apnées et 1 % d’insuffisance cardiaque fatale. Il n’est pas certain que l’altitude augmente le risque de Mort Subite du Nourrisson, mais si tel était le cas, ce serait seulement chez les enfants qui dorment sur le ventre.
  • Le nouveau-né prématuré en altitude diminue d’emblée sa respiration et cyanose immédiatement : il faut alors redescendre en plaine sans délai jusqu’à ce qu’il retrouve son état normal et consulter un médecin en urgence.

Après 2 ans >>>



En pratique


  • L’altitude (au-delà de 2 500 m environ) est un milieu hostile, les risques y sont multiples : l’hypoxie, le froid, le soleil, les conditions météorologiques imprévisibles et l’éloignement des structures médicales et d’urgence.
  • Si l’enfant est prématuré ou s’il a un petit poids de naissance (moins de 1 500 grammes), il faut éviter de monter en altitude. De même, si l’enfant est malade, tout spécialement en cas d’affections oculaires (rétine), respiratoires, ou des voies aériennes supérieures (bronchiolite, bronchite, rhinite, etc.)
  • Par mesure de sécurité, un enfant de moins de 2 ans ne doit pas dormir au-delà de 2 000 m (conférence de consensus).
  • Dans tous les cas, et si l’enfant est en bonne santé, il faut monter en altitude très progressivement en observant l’enfant :
    • S’il présente des difficultés respiratoires ou s’il cyanose, il faut redescendre immédiatement.
    • Il faut veiller à protéger ses yeux et sa peau du soleil et à ce qu’il n’ait pas froid (attention aux extrémités),
    • Il faut l’alimenter et l’hydrater correctement.
    • L’ascension au-delà de 2 500 m doit être progressive : 300 m par jour plus un jour de repos tous les 1 000 m.


Et les voyages en avion ?


  • Dans une étude, chez 43 garçons de 6 mois à 14 ans en bonne santé, des chercheurs n’ont noté aucune complication (malgré une diminution significative de l’oxygène dans le sang). Il y en aurait probablement eu selon les auteurs chez des enfants anémiés ou présentant une maladie cardio-pulmonaire.
  • En pratique, un enfant de plus de 6 mois peut voyager dans ces conditions, demandez à votre médecin au moindre doute.

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